La capitale a toujours soif !

Djibouti: People cannot live without water

Décidément, les années se suivent et se ressemblent au pays du dictateur Guelleh, Djibouti. La pénurie d’eau chronique, dans la capitale comme ailleurs, s’aggrave à la moindre augmentation de température. C’est déjà le cas depuis le mois de mai 2012. La plupart des habitants de la capitale se retrouvent confrontés au manque d’eau. Le robinet ne coule plus ou presque, les rares bornes-fontaines ne coulent plus ou presque, de sorte que le spectacle des seaux et autres bidons métalliques en quête d’eau refait sa symptomatique apparition dans la rue ou en bordure de route. La situation est particulièrement alarmante dans les quartiers populaires de la vieille ville de Djibouti ou de Balbala. N’en pouvant plus, des mères de famille ont manifesté devant le siège central de l’Office national des eaux de Djibouti (ONEAD) le 30 juin 2012. Elles ont crié à la soif près d’une heure. Elles ont aussi protesté contre le régime de faveur dont bénéficient certaines familles proches du régime: de l’eau coule encore à leur robinet. Mais cette protestation n’a rien donné jusqu’ici. Comme d’habitude, le régime a fait la sourde oreille. De sorte que la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) a réagi le 4 juillet 2012 par une note d’information intitulée «Note d’information sur la pénurie d’eau à Djibouti».
Seuls se sortent de ce calvaire le couple dictatorial et ses protégés qui boivent de l’eau minérale et se sont équipés de suppresseurs pour siphonner en vue de leurs autres besoins le peu d’eau du réseau de l’ONEAD.
La capitale a plus que jamais soif ! Et le mois sacré de Ramadan bat son plein !

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